Rapide passage de témoin à l’Agence du service civique

. L’ex-secrétaire général de la CFDT a annoncé ce  juin  qu’il met fin à ses fonctions pour des raisons de santé.  

 

Yannick Blanc travaillait jusqu’ici en tandem avec François Chérèque, nommé début 2014. Ce dernier l’avait personnellement sollicité pour sa connaissance de l’administration territoriale et du monde associatif. Né en 1955, cet énarque diplômé de l’École normale supérieure est passionné par la vie associative. Depuis 2012, il préside La Fonda, laboratoire d’idées du monde associatif qui a contribué à la reconnaissance des associations par les pouvoirs publics. Il est aussi le président de la Société française de prospective. Après un début de carrière au ministère de l’Environnement de 1982 à 1988, il devient en 1992 administrateur civil au ministère de l’Intérieur de 1996 à 1998, et occupe le poste de chef du bureau des groupements et associations, puis de conseiller au cabinet de Jean-Pierre Chevènement de 1998 à 2000, et enfin de sous-directeur des affaires politiques et de la vie associative entre 2001 et 2005.

 

Yannick Blanc est également spécialiste des questions territoriales. Directeur adjoint du cabinet de Jean-Paul Huchon au Conseil régional d’Ile-de-France en 2010, il négocie l’accord entre la région et l’État sur le projet du Grand Paris Express. Nommé préfet du Vaucluse en 2012, puis préfet du Val d’Oise en 2015, il quitte son poste pour rejoindre le Haut-commissariat à l’engagement civique créé par décret le 11 avril 2016.Le Haut-commissariat à l’engagement civique anime et coordonne l’action interministérielle en faveur de l’engagement civique. Il assure le développement du service civique et coordonne la réflexion sur l’extension de la journée défense et citoyenneté (JDC). « C’est un défi considérable », assure le haut fonctionnaire, qui devra piloter la montée en puissance du service civique pour atteindre 110 000 volontaires en 2016 et 350 000 jeunes à horizon 2018.

 

Le service civique, créé par la loi du 10 mars 2010, a pour but de favoriser le vivre ensemble et la cohésion sociale. Il doit permettre à tous les jeunes qui le souhaitent de s’engager au service d’une mission d’intérêt général, entre 16 et 25 ans et jusqu’à 30 ans pour ceux en situation de handicap. Indemnisée 573 € net par mois, la mission de service civique peut être réalisée en France ou à l’étranger entre 6 et 12 mois, sans condition de diplôme, au sein d’une association, d’un établissement public, d’une collectivité territoriale ou dans les services de l’État et dans l’un des neuf domaines d’action reconnus prioritaires : solidarité, environnement, sport, culture, éducation, santé, intervention d’urgence, mémoire et citoyenneté, aide humanitaire.