Réactions aux chiffres du chômage : le Medef veut une accélération des réformes, la CGT et FO sont critiques

Pour l’organisation patronale, « la baisse du nombre de demandeurs d’emploi pour le troisième mois consécutif est incontestablement le résultat des mesures prises en faveur de la compétitivité des entreprises. Elle vient rappeler que le chômage de masse n’est pas une fatalité e fiscal et réglementaire favorable aux entreprises est la seule solution efficace pour y remédier ».

 

Le Medef souligne néanmoins que ces mesures « doivent être amplifiées de toute urgence et ne surtout pas être contrecarrées par des décisions absurdes et néfastes, telles que la suppression de la prime à l’embauche des PME ou le maintien du compte pénibilité en dépit des alertes répétées des chefs d’entreprise ».

 

De son côté, la CGT observe que seule la catégorie A voit ses chiffres baisser de 3,1 % sur 3 mois consécutifs et de 3,4 % sur un an. « Pour les autres, la potion est amère », considère la confédération. « si nous conjuguons ces chiffres avec la diminution de l’indemnisation, nous ne pouvons pas voir là une embellie mais bel et bien une explosion de la précarité », souligne la CGT.

 

De son côté, le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, observe : « Si l’on regarde le détail des chiffres, sauf une légère amélioration qui bénéficie aux demandeurs d’emploi de moins de 25 ans, c’est le nombre des demandeurs d’emploi de 50 ans et plus qui est inquiétant : il augmente de 0,4% ». Il y voit même le signe d’une « catastrophe qui perdure pour les   seniors», ces derniers ‘étant pas concernés par les reprises d’emplois même précaires.  En outre, insiste FO, le nombre de demandeurs d’emploi en catégories B et C, ceux exerçant une activité réduite courte ou longue,  augmente toujours sur un mois. « Ce chiffre atteste d’un enracinement de la précarisation des demandeurs d’emploi, exerçant une activité un nombre réduit d’heures dans le mois mais sans accéder à un emploi de qualité. Cette précarisation constante fait la démonstration s’il le fallait de la nécessité de la mise en place d’un système de bonus/malus sur les contrats de travail de courte durée », conclut  FO.