Recrutement : les progiciels ne remplacent pas l’humain

La dernière étude Sourcing de l’Apec publiée ce 2 juin est formelle : le taux d’équipement des entreprises en progiciels de recrutement est significatif, mais ces outils sont loin de remplacer l’humain. Seuls 27 % des employeurs interrogés en sont dotés.

Un progiciel de recrutement à quelles fins ? D’abord recueillir les candidatures (90 % des usages), pour formaliser et suivre les processus (85 %), trier les CV (83 %) et diffuser les offres (79 %). Un peu plus d’une entreprise sur quatre est équipée, mais ce ratio croît avec la taille de l’entreprise. Il s’élève à 68 % pour celles de plus de 5 000 salariés, contre 13 % pour les structures de moins de 100 personnes.  La rupture est nette à partir de 1 000 salariés, précise l’Apec.

 

Le secteur d’activité est aussi discriminant, mais dans une moindre mesure. L’ingénierie et la R&D sont les plus fréquemment outillées (40 %). Viennent ensuite l’hôtellerie-restauration-loisirs (39 %), la banque et les assurances (37 %). La surprise vient de l’informatique dont le taux est seulement de 35 %.  

 

En outre, l’Apec souligne que « la présence d’un progiciel de recrutement n’implique pas qu’il soit systématiquement et pleinement utilisé. Des recrutements sont réalisés en dehors de l’outil alors que l’entreprise en est équipée ». Ainsi, 30 % des entreprises concernées n’ont pas du tout utilisé l’application dédiée lors de leur dernier recrutement de cadre. Un potentiel sujet de discorde entre DRH et directeurs financiers.