Réforme du Code du travail : les DRH veulent se faire entendre

Une des leurs est au ministère du Travail, mais les DRH restent inaudibles dans le débat autour des réformes qui se préparent. L’ANDRH qui les fédère réagit. Elle a transmis le 19 juillet un courrier à tous les membres des commissions des Affaires sociales de l’Assemblée nationale et du Sénat. L’association souhaite « sensibiliser les parlementaires à  l’expertise des professionnels RH et contribuer à leurs réflexions en leur apportant ses analyses et ses positions sur le programme de rénovation du modèle social en cours ». Mi-juin, son président, Jean-Paul Charlez (photo) , avait tendu la perche à l’exécutif, en déclarant l’organisation « force de proposition dans les débats, pour veiller notamment à ce que cette rénovation facilite la vie RH des entreprises ».

 

Selon un sondage de l’ANDRH elle-même auprès de ses adhérents, ceux-ci sont favorables à la recomposition du Code du travail en trois parties: règles d’ordre public ; champ de la négociation collective ; règles supplétives. La profession considère aussi que le développement de la négociation collective et notamment des accords majoritaires au niveau des entreprises est une priorité. Néanmoins, elle se dit attentive à « l’articulation entre les champs de responsabilité des entreprises et des branches ».  

 

En outre, les spécialistes des ressources humaines approuvent la mise en place d’un barème pour les dommages-intérêts octroyés par les juges en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse.