Réformes : analyses divergentes au sein du patronat

 La démarcation est nette les TPE et  professions libérales qui se réjouissent des dernières aides  annoncées de François Hollande, et le camp Medef-CGPME.

« C’est la première fois depuis bien longtemps, que des orientations économiques ne lèsent pas les TPE-PME par rapport aux grands groupes. Il est plus urgent de baisser le coût du travail des TPE-PME au regard de la situation de l’emploi et des perspectives de reprise, que de supprimer la (contribution sociale de solidarité des sociétés, un prélèvement qui ne concerne plus qu’une minorité de grandes entreprises. » À l’UPA, le ton est donné. Pour l’organisation des petites entreprises, toute baisse du coût du travail est bonne à prendre. « Le président de la République a bien compris que la reprise de la croissance et de l’emploi passera par une politique globale en direction des TPE-PME, des entreprises de proximité, des travailleurs indépendants. Tout reste à faire néanmoins pour concrétiser ce qui n’est aujourd’hui qu’une simple annonce », insiste le président , Jean-Pierre Crouzet.

 

La tonalité est identique à l’UNAPL. L’union des professions libérales approuve la décision de relever le CICE, tout en trouvant le dispositif complexe pour les TPE. Elle demande sa simplification, « au plus vite », et en profite pour relancer le dossier du suramortissement en faveur de l’investissement non industriel.

 

Dans le même temps, le Medef fait part de son mécontentement. « Sur les modifications du pacte de responsabilité annoncées sans aucune concertation préalable », le mouvement considère que le respect des engagements est un facteur clé de confiance pour les chefs d’entreprise. « En renonçant à ses engagements, le gouvernement renie sa parole ».  La loi travail ne trouve pas plus grâce aux yeux du président, Pierre Gattaz :  « Au final le texte est très en retrait de l’ambition initiale et manque de mesures simples et fortes ».  Concernant la pénibilité, le Medef appelle carrément à la désobéissance. Tandis que la CGPME également opposée à ce dispositif qu’il juge inapplicable, tente de montrer à sa manière qu’il est absurde.