Relations sociales : ce qui se passe dans l’entreprise reste dans l’entreprise

Une enquête de PageGroup sur la qualité des relations professionnelles révèle qu’une majorité de salariés préfère l’étanchéité entre relations professionnelles et fréquentations personnelles.

Un after work ok, mais pas fréquemment. Un tennis après le meeting du mercredi, c’est d’accord. Des textos après le boulot pour se tenir informés, oui. Un coup de fil perso de temps en temps, c’est sympathique. Le barbecue le week-end, c’est déjà plus rare. Pas question de mélanger relations professionnelles et fréquentations personnelles. D’ailleurs, 35 % des salariés n’ont aucun contact avec leurs collègues après le travail, selon l’enquête de PageGroup, menée en ligne du 13 octobre au 27 novembre 2016 auprès de 1 606 personnes. Un sur deux échange des SMS ou des appels personnels. En revanche, seuls 19 % passent du temps avec des voisins de bureau ou d’atelier le week-end et 8 % partent en vacances avec une personne de leur environnement professionnel.

 

La prise de distance est encore plus marquée, vis-à-vis des supérieurs hiérarchiques. À peine une personne sur sept passe du temps avec son boss après le travail, 4 % partagent des loisirs de fin de semaine avec son manager. Quant à partir en vacances en sa compagnie, l’idée effleure seulement 2 % du panel.

 

Dans les murs de l’entreprise, c’est autre chose, les bonnes relations avec les homologues et avec l’encadrement deviennent primordiales pour la quasi-totalité des personnes interrogées. Sept sur dix considèrent même que cela a un impact sur leur productivité. Lorsqu’ils cherchent un nouveau job, la qualité des rapports professionnels et hiérarchiques est une priorité, juste avant la conciliation des temps de vie.