Remaniement ministériel: le rattachement des droits des femmes à la famille et à l’enfance contrarie les féministes

Ne comptez pas sur elles pour être politiquement correctes. Danielle Bousquet, présidente du Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, Chantal Jouano, présidente de la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité du Sénat et Pascale Vion,  présidente de la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité du Cese, réagissent vivement au remaniement ministériel. Elles se félicitent du maintien de la parité au sein de la nouvelle équipe de Manuel Valls. En revanche, s’interrogent-elles dans un texte commun, « mettre sous un même Ministère de la famille, de l’enfance et les droits des femme , n’est-ce pas enfermer les femmes dans le rôle stéréotypé qui leur est assigné depuis des siècles : celui d’épouse et de mère ? »

 

Et les féministes poursuivent : « la formulation et le périmètre de ce Ministère sont d’autant plus déconcertants que, depuis 4 ans, les avancées en matière d’égalité femmes-hommes sont incontestables. La Loi sur l’égalité réelle du 4 août 2014 avait, en effet, consacré l’enracinement de l’égalité entre les femmes et les hommes dans toutes les politiques publiques ». En outre, elles  estiment imprécis le périmètre du secrétariat d’État chargé de l’égalité réelle, attendant « des clarifications et des assurances du gouvernement quant à son engagement en matière de droits des femmes et d’égalité entre les sexes ».