Remue-méninges : l’Agefiph fait le tri dans les pistes proposées par les internautes

À partir du 9 novembre, on connaîtra la liste des quelque 40 propositions, sélectionnées parmi plus de 500 contributions déposées sur la plateforme de débats en ligne ouverte le 15 septembre dernier par l’Agefiph et une myriade de partenaires.  Pour réfléchir et agir sur l’emploi des personnes ayant un handicap, l’Agefiph avait ouvert une consultation directe. En collaboration avec les principaux acteurs que sont Pôle emploi, Cheops, le CNCPH, le FIPHFP, le Haut-commissaire pour l’inclusion dans l’emploi et la mobilisation des entreprises, l’association OETH, l’UNEA et le réseau Gesat.

 

Ces idées triées sur le volet seront soumises au vote des premiers intéressés, à savoir les personnes en situation de handicap, les employeurs publics et privés et les acteurs de la formation, de la santé au travail et de l’emploi. L’emploi des personnes en situation de handicap est fortement menacé par la crise sanitaire. L’insertion et la reprise d’emploi restent difficiles. Les sorties du chômage ont diminué de 30% au 1er semestre 2020 par rapport au 1er semestre 2019. Cette catégorie connaît des difficultés particulières. La moitié a 50 ans ou plus. Seuls 36% ont un niveau supérieur ou égal au bac, contre une moyenne de 53%. Résultat : ils restent plus longtemps sur le carreau. Près de 61 % des demandeurs d’emploi bénéficiaires de l’obligation légale sont en chômage de longue durée. Un sur quatre cherche un job depuis plus de trois ans. Leur ancienneté dans les fichiers de Pôle Emploi atteint 883 jours, soit 215 jours de plus que la moyenne.