Rémunération des jeunes diplômés en 2020 : une étude de Walters People

Le cabinet de recrutement Walters People publie ce 18 septembre une étude sur la rémunération des jeunes diplômés d’ici à l’année prochaine. Ils seront à la fête.

Avant d’en venir aux rémunérations, l’enquête note le bon taux d’intégration des jeunes diplômés. Plus de deux sur trois (67 %) ont décroché un premier emploi avant même l’obtention de leur diplôme, ou dans les trois mois suivants. C’est 15 % de plus qu’en 2018, signe d’un marché de l’emploi en forme.  

 

S’ils entrent rapidement sur dans la vie active, les jeunes diplômés sont 85 % à être resté moins de 3 ans dans leur premier poste.  « Les talents sont volatiles et les entreprises peinent souvent à retenir les jeunes collaborateurs. Pour répondre à ces enjeux, elles doivent s’adapter et repenser leur stratégie RH », commente Grégory Lachmany, associate director Walters People. Les candidats privilégient la rémunération (76 %), l’ambiance (69 %) et les opportunités d’évolution (54 %).

 

Sur l’ensemble des jeunes diplômés interrogés, 31 % estiment que la rémunération offerte par leur premier emploi était au niveau de leurs attentes, mais 50 % la trouvaient inférieure à leurs attentes.

 

 Un pont d’or pour les ingénieurs

Les ingénieurs techniciens arrivent en tête des secteurs qui connaîtront les plus fortes augmentations de salaire (+5,2 %) portées par les postes d’ingénieur R&D, études, méthodes, de même que ceux de dessinateur, projeteur. Pour ceux-là, les augmentations flambent à 8 % de leur niveau de rémunération. L’ingénieur qualité QHSE reste la profession star du secteur avec des rémunérations comprises entre 28 k€ et 35 k€.

 

Le secteur de la construction bénéficie d’une situation exceptionnelle avec des recrutements nombreux et rapides ainsi que des salaires en croissance sur la plupart des métiers. Le secteur fait partie de ceux qui connaîtront les plus fortes augmentations de salaire (+4.2 %). Le métier phare reste celui d’ingénieur des travaux (35-43K) malgré une très faible augmentation des rémunérations. Au contraire, le niveau de rémunération du chef de chantier connaîtra une belle augmentation de 12 % et le chef d’équipe profitera quant à lui d’une hausse de salaire de 11 %. Les entreprises doivent donc s’adapter et proposer des conditions de rémunération suffisamment attractives pour capter les jeunes diplômés fortement sollicités.

 

La pénurie perdure dans le numérique

« Les jeunes diplômés ont toujours la cote dans ce secteur et de multiples opportunités s’offrent à eux. Les embauches seront donc nombreuses sur l’exercice 2019 – 2020, avec une très forte demande sur l’ensemble du marché. A la sortie des grandes écoles, les embauches explosent avec des salaires très attractifs. Ceux qui sortent d’école d’ingénieur ou maîtrisent le BIM auront des perspectives particulièrement optimistes. » commente Alexis Amsallem, associate director chez Walters People.

 

La pénurie de candidats dans le secteur IT et digital continue de participer à la hausse des salaires amorcée depuis deux ans sur les profils juniors. Les rémunérations de chef de projet SI et de chef de projet MOA sont en forte hausse pouvant atteindre les 45 k€ pour les jeunes diplômés. En ce sens ils surplombent l’ingénieur études et développement dont la rémunération est comprise entre 38 k€ et 42 k€.

 

« De multiples opportunités se profilent pour 2020. Les projets fleurissent dans les entreprises et certains postes particulièrement porteurs sortent du lot. C’est le cas de celui de chef de projet fonctionnel qui permet aux jeunes diplômés d’acquérir des responsabilités, tout en montant rapidement en compétences. » commente Mathieu Moisan, associate director Walters People.

 

Le secteur des sciences de la vie n’est pas en reste et connaîtra de belles augmentations de salaire, notamment pour le métier de technicien de maintenance (+7 %). Ainsi il pourra prétendre à un niveau de rémunération compris entre 30 k€ et 35 k€ en sortie d’école.

 

 Pour les industries dites « propres » (agroalimentaire, pharmaceutique, cosmétique et dispositifs médicaux), les contraintes réglementaires se renforcent sans cesse, avec une influence directe sur le marché de l’emploi. Une croissance des embauches sur les postes en assurance qualité et en affaires réglementaires, ainsi qu’une hausse des salaires sont donc à prévoir pour 2020. Dans ce contexte, l’industrie pharmaceutique continue de mieux rémunérer à tous niveaux de postes et de surcroît les jeunes diplômés.