Rémunération globale : voici les cinq priorités des DRH en 2019

Le cabinet Willis Towers Watson, spécialisée dans le conseil, le courtage et les solutions logicielles, publie les conclusions de son enquête Modernizing Total Rewards. Elle identifie les priorités des entreprises en matière de politique de rémunération globale et identifie les bonnes pratiques.

L’enquête Modernizing Total Rewards, menée en juillet 2018, s’appuie sur les réponses de 1670 entreprises de tous secteurs, dans 44 pays, dont 47 tricolores. Elle détermine cinq principaux domaines dans lesquels les employeurs doivent répondre aux attentes de leurs salariés.

 

  1. Comprendre les préférences des salariés. Ce n’est pas si évident, seuls 21 % des organisations mondiales ou françaises ayant participé à l’enquête estiment qu’elles ont une bonne compréhension de ce qui compte aux yeux des collaborateurs et leur apportent le plus de valeur.

 

  1. Faire du bien-être au travail une priorité. 50 % des entreprises interrogées considèrent le bien-être des salariés comme une priorité et mettent en place des initiatives pour l’encourager. Ce chiffre s’élève à 46 % en France. Par ailleurs, elles sont 57 % à déclarer fournir un cadre de travail propice à un meilleur équilibre vie pro-vie perso et 63 % pour la France.

 

  1. Utiliser efficacement la technologie pour améliorer la compréhension des collaborateurs et mieux communiquer. L’enquête nous apprend que 17 % des répondants ne possèdent pas de technologies. Ce chiffre s’élève à 8 % pour la France. Autre fait marquant, elles sont 59 % dans le monde et 74 % en France à déclarer en posséder sans en faire un usage efficace. 16 % (8 % pour la France) en possèdent et les utilisent partiellement, et seuls 8 % des entreprises utilisent pleinement le potentiel offert par la technologie pour mieux comprendre les besoins et les attentes des collaborateurs (9 % en France).

 

  1. Bien mesurer le coût et l’impact des programmes de rémunérations. Les entreprises doivent comprendre l’importance de mesurer les coûts des programmes de rémunération. En effet, il leur faut se baser sur les indicateurs ayant le plus de sens pour prendre les bonnes décisions et comprendre l’impact sur l’attractivité, l’engagement et la fidélisation des collaborateurs.Selon l’étude, 7 % des entreprises en ont déjà pris conscience et ont mis en place des outils de mesure, et 40 % pensent qu’il s’agit d’un vrai sujet qu’elles traiteront au cours des trois prochaines années.

 

  1. Accentuer les efforts en faveur de l’équité, de l’inclusion et de la diversité. Les entreprises particulièrement attentives à ces sujets seront celles qui sauront les mieux faire face aux difficultés d’attractivité et de rétention des compétences clés. Près de 45 % des entreprises ayant répondu à l’enquête déclarent avoir des problèmes pour attirer de nouveaux talents et 35 % des problèmes de rétention.

 

« Au regard des évolutions actuelles du monde du travail, les entreprises sont contraintes de revoir et moderniser leurs programmes de rémunération globale pour aller vers plus de flexibilité notamment. », conclut Ludovic Wolff, directeur de l’activité rewards de Willis Towers Watson France (photo).