Responsabilité sociétale des entreprises : les PME aussi se décarcassent

Associé à l’agence Lucie, Opcalia a enquêté sur la perception de la RSE par les petites et moyennes entreprises adhérentes. Résultat : la responsabilité sociale est un sujet familier pour leurs dirigeants. Ils sont nombreux à s’impliquer et sont prêt à s’engager davantage s’ils sont épaulés.

 

Trois PME sur quatre appartenant au réseau Opcalia connaît la RSE, mais ne savent pas en délimiter les contours et trouvent le concept trop axée sur les salariés. Pourtant, celle qui la mettent en œuvre en reconnaissent l’utilité. Le principal bénéfice ressenti est la meilleure implication des collaborateurs. Viennent ensuite la bonne image qu’elle procure et l’amélioration des relations avec les parties prenantes (fournisseurs, donneurs d’ordre, actionnaires, population locale, etc). En revanche, seuls 25 % des dirigeants de petites sociétés font un lien entre responsabilité sociétale et performances économiques et seuls 26% mentionnent la possibilité offerte de répondre à de nouveaux marchés.

 

Parmi les actions les plus fréquemment engagées, celles profitant aux salariés arrivent en première position : priorité aux CDI, investissements en formation, dispositifs de protection sociale, notamment. Les initiatives liées au respect des parties prenantes sont également courantes. de même que celles liées à la transparence et à l’éthique : délais de paiement des fournisseurs inférieurs à 60 jours, prise en compte des avis de clients et usagers sur la qualité de service, clarté de la gouvernance. Concernant les actions en lien avec le respect de l’environnement, 57% des entreprises en ont au moins mis une en place : existence d’actions visant à réduire l’impact environnemental de l’entreprise (52%) ; mesure des impacts environnementaux (37%).

 

L’étude identifie les principaux freins à la mise en place d’actions citoyennes entrant dans ce registre : méconnaissance sur les dispositifs d’aide (82%), insuffisance de moyens financiers (80%), de ressources humaines (79%), manque de visibilité du retour sur investissement (76%). Le peu d’intérêt manifesté par les équipes est aussi invoqué.

 

Dans ce contexte, les PME interrogées estiment avant tout que des aides financières (90%) pourraient les aider dans la mise en place de mesures RSE. Ils attendant aussi un appui méthodologique (82%) et des programmes de sensibilisation des salariés. Environ 80% des PME estiment qu’il incombe au dirigeant de porter ce thème et ils sont majoritairement prêts à y consacrer une part de leur temps. Un sur deux est disposé à nommer un référent RSE.

 

Cette enquête a été réalisée par TNS Sofres,du 15 juin au 8 juillet, auprès de 500 dirigeants ou responsables RSE dans les PME de 10 à 250 salariés du réseau Opcalia et 50 entreprises labellisées Lucie, réparties dans les régions Ouest, Sud-Est et Ile-de-France, et interrogées par téléphone 2015.