Ressources humaines : une fonction féminisée, exigeante et pas si bien rémunérée

Le portrait-robot du cadre RH esquissé par l’Apec dans une étude parue aujourd’hui est celui d’une femme, issue d’une formation RH, droit ou sciences humaines et sociales. Elle travaille dans le secteur des services et il y a une chance sur deux que ce soit en Ile-de-France.

S’il est une fonction d’encadrement dans laquelle les femmes n’ont pas besoin de batailler pour la parité, c’est bien les ressources humaines. Elles représentent selon l’Apec, les trois quarts des effectifs, contre seulement 37 % au global. « La direction des RH est d’ailleurs la seule fonction de direction au sein de laquelle les femmes sont majoritaires », souligne l’association du boulevard Brune.

 

Le niveau de formation est élevé, dans le métier : les deux tiers des personnes en postes ont un diplôme de niveau bac+5, voire plus. La proportion de Bac+2 reste anecdotique, autour de 2 à 3 %. Les cadres de la direction des RH sont logiquement plus présents dans les grandes entreprises. Normal, dans les petites structures, la responsabilité des RH revient au dirigeant lui-même ou au directeur administratif et financier. Autre indication de l’étude, les professionnels concernés se concentrent dans le secteur des services et sont plus présents en Ile-de-France, terre d’élection des sièges sociaux.  

 

Pourtant, leur rémunération ne sort pas du lot. « Les DRH mis à part, les cadres de la fonction RH sont globalement moins bien rémunérés que l’ensemble des cadres. Le salaire médian2 des cadres est de 45 k€ dans l’administration des RH et de 43 k€ dans le développement des RH. Il est de 48 k€ pour les cadres du secteur privé, toutes fonctions confondues. L’amplitude des salaires3 des cadres RH est également plus faible, de l’ordre de 30 à 70 k€, contre 34 à 85 k€ pour l’ensemble des cadres.