Rétablissement du jour de carence dans la fonction publique : CGT, Unsa et FSU ne décolèrent pas

Le jour de carence sera de retour dans la fonction publique dès janvier 2018. Le ministre de tutelle, Gérald Darmanin, a annoncé le 6 juillet le rétablissement de cette mesure abrogée par le gouvernement précédent.  Par communiqué, la CGT et la FSU réagissent durement contre cette mesure. Pour la CGT, le gouvernement fonde sa décision de rétablir le jour de carence pour les fonctionnaires en cas d’arrêt maladie sur une erreur de comparaison. « La volonté de corriger une supposée inégalité public-privé. Or, pour une large majorité des salariés du privé, les trois jours de carence sont pris en charge par les employeurs », via les conventions collectives et les accords d’entreprise. L’égalité dans ce domaine devrait en fait passer par un dispositif de couverture pour la minorité de salariés du privé qui aujourd’hui n’en bénéficient pas, argumente la confédération.

 

La FSU qui conteste aussi fermement la démarche gouvernementale, se place davantage sur le terrain du pourvoir d’achat : « Rétablir le jour de carence revient à diminuer le salaire des fonctionnaires en arrêt maladie. C’est donc les punir, considérant qu’ils sont coupables d’être malades ». L’organisation dirigée par Bernadette Groison « demande qu’il n’y ait aucun jour de carence ni dans le privé ni dans le public ».

De son côté, l’Unsa Fonction publique considère la mesure comme  » injuste et démagogique ». En premier lieu, elle les agents ne sont pas couverts par une convention collective comme les deux tiers des salariés du privé, insiste l’organisation. En second lieu, « ce n’est pas cette mesure représentant 170 millions d’euros qui rééquilibrera le budget de la France et qui permettra d’économiser les 5 milliards nécessaires pour boucler le budget 2017, selon l’audit de la Cour des comptes ». Bref, elle est inutile