Retour au bureau : masque ou pas masque ? Ça dépend

Le protocole national pour assurer la santé et la sécurité des salariés en entreprise face à l’épidémie de Covid-19 est applicable à partir de ce 1er septembre. C’est loin d’être simple.

Le dispositif découle d’un avis du Haut Conseil de la santé publique (HCSP). Il rend systématique le port du masque dans les espaces partagés et clos à compter de la rentrée. Toutefois, précisent les ministères du Travail et de la Santé, « au regard de la diversité des organisations et des environnements de travail d’une part et de la diversité de la circulation du virus sur les territoires », deux dérogations sont prévues. Primo, le salarié qui travaille seul dans son bureau ; secundo, l’employé souvent amené à effectuer des efforts physiques plus intenses que la moyenne, « dès lors que les conditions de ventilation et d’aération fonctionnelle sont conformes à la réglementation, que le nombre de personnes présentes dans la zone de travail est limité, que ces personnes respectent la plus grande distance possible entre elles et portent une visière ».

 

Par ailleurs, un assouplissement est toléré dans le cas des bureaux partagés, notamment en open space. Notamment, un salarié qui est à son poste de travail pourra enlever temporairement son masque si un certain nombre de critères, dont le nombre variera en fonction du niveau de circulation du virus dans le département, sont remplis. Il est en exclu de retirer le masque de manière permanente toute la journée.

 

Pour les activités qui s’avéreraient incompatibles avec le port du masque (par exemple, pour des interventions orales ou des prises de parole publiques limitées dans le temps, dans les espaces clos respectant les mesures organisationnelles définies), le ministère poursuit le dialogue avec les partenaires sociaux pour suivre cette mise en œuvre et définir des solutions.