Revalorisation des allocations chômage : l’Unédic fait le minimum

À partir du 1er juillet 2021, l’allocation minimale, la partie fixe de l’allocation d’aide au retour à l’emploi (Are) et le seuil minimum de l’Are pour les allocataires effectuant une formation sont revalorisés de 0,60 %.  De même, les salaires de référence, intégralement constitués par des rémunérations anciennes d’au moins 6 mois servant au calcul de l’allocation, augmentent de 0,60 %. Le montant d’allocation journalière relatif à l’application du coefficient de dégressivité est porté à 85,18 € et le plancher relatif à l’application de ce coefficient, est porté à 59,63 €. Les allocations chômage sont également revalorisées à Mayotte, dans les mêmes proportions.

 

Cette revalorisation concerne 94 % des demandeurs d’emploi indemnisés par l’Assurance chômage au 1er juillet 2021, soit environ 2,4 millions de personnes. L’allocation minimale passe à 29,56 € par jour, contre 29,38 € actuellement ; la partie fixe de l’ARE passe à 12,12 € par jour indemnisé, contre 12,05 € actuellement.     Elle s’ajoute à la partie proportionnelle de l’allocation qui équivaut à 40,4 % de l’ancien salaire ;     l’allocation minimale ARE Formation passe à 21,17 € par jour, contre 21,04 € actuellement ;    le montant d’allocation journalière relatif à l’application du coefficient de dégressivité est porté à 85,18 € ;     le plancher relatif à l’application du coefficient de dégressivité est porté à 59,63 €.

 

La revalorisation de l’allocation minimale et de la partie fixe s’applique à l’ensemble des allocataires concernés par ces paramètres dès le premier jour de leur revalorisation. L’augmentation des salaires journaliers de référence concerne quant à elle les allocataires indemnisés depuis plus de 6 mois, soit environ 2,1 millions de personnes. Pour environ 300 000 allocataires, seule la revalorisation de la partie fixe s’applique.

 

Les syndicats réclamaient une revalorisation plus forte. FO a proposé une revalorisation de 1,2 %, « dans un contexte économique de sortie progressive de la crise, dans lequel les restructurations et suppressions d’emploi se poursuivent, les incertitudes sur l’emploi sont fortes, le retour à un emploi durable difficile ». La CGT a revendiqué une augmentation de 10 euros par jour pour « permettre de remonter les plus basses allocations et de rattraper le décrochage par rapport à l’inflation ». Les autres organisations syndicales ont revendiqué un minimum de 1 % . Sans succès.  La revalorisation a été votée à la majorité des suffrages exprimés. Le coût pour l’Assurance chômage pour le deuxième semestre 2021 et l’année 2022 est de 210 millions d’euros.