Santé au travail : quand les employeurs se décarcassent

Une étude ADP constate que les entreprises ont fait des efforts pour rendre le travail de leurs salariés moins pénibles durant la pandémie.

La généralisation du télétravail pendant la crise sanitaire a contraint les entreprises à trouver des solutions pour lutter contre l’absence de lien social et l’isolement de leurs collaborateurs. En France, selon une enquête que publie ADP, 43 % des salariés confirment que leur employeur a pris des mesures à leur santé mentale durant la pandémie du Covid-19. Les jeunes de moins de 25 ans sont plus affirmatifs sur ce point : (52 % contre 36 % des 45-54 ans.

 

Parmi les autres initiatives prises par les entreprises afin de limiter l’impact de la pandémie sur le moral de leurs salariés, l’étude invoque le travail à temps partagé (33 %). Dans ce cas de figure, deux personnes occupent un même poste à temps partiel ou réduit. Autre forme de soutien : des conseils financiers utiles (29 %). En outre, certaines entreprises ont mis en place des équipements à domicile, du genre écrans d’ ordinateur ou chaises de bureau. Près de la moitié des effectifs salariés français (42 %) déclarent en avoir bénéficié.  C’est particulièrement notable dans les secteurs de l’informatique et des télécommunications où les salariés sont à 69 % avoir bénéficié d’un équipement spécifique.

 

La reconnaissance de leur travail par leurs managers joue également un rôle essentiel dans le bien-être des salariés : 45 % affirment que leurs supérieurs ont été reconnaissants vis-à-vis de leurs contributions apportées dans le cadre de leur fonction. L’étude souligne enfin que près de la moitié (46 %) des travailleurs estiment que leur organisation a communiqué de manière transparente durant la crise, favorisant ainsi une meilleure compréhension et acceptation de la situation et participant ainsi à l’amélioration de leur bien-être. Seuls 22 % des répondants pointent un manque d’informations de la part de leur employeur.