Sécurisation du travail temporaire : Prism’emploi fait un bilan positif

Le CDI intérimaire monte en puissance. À fin février 2017, 15 351 contrats de ce type ont été signés, selon Prism’emploi. L’accélération a été nette en 2016, avec le doublement du nombre de recrutements sous ce statut.  Un des ténors de la profession, Randstad, comptait plus de 3000 salariés en CDI intérimaire dans ses rangs l’année dernière. Le groupe vise la barre des 4000 à fin 2017.

 

Par ailleurs, l’étude qualitative menée par l’organisation professionnelle en mars 2017 révèle par ailleurs que le profil socio-démographique des titulaires de CDI intérimaire tend à se rapprocher de celui du travailleur temporaire « classique ». C’est, dans 80 % des cas, un homme, jeune, ayant autour de 30 ans et relevant très majoritairement des statuts ouvrier et employé (96 %).

 

Le CDI intérimaire est un contrat à durée indéterminée conclu entre une entreprise de travail temporaire (ETT) et le futur salarié. Les périodes d’intermission, c’est-à-dire celles qui ne sont pas travaillées, sont rémunérées par l’ETT. Le dispositif a vu le jour en mars 2014, avec l’extension par le ministère du Travail de l’accord de branche signé en juillet 2013 par les partenaires sociaux. Ce texte comportait deux volets. La création du CDI intérimaire, mais aussi celle du Fonds pour la sécurisation des parcours intérimaires (FSPI), dont l’objectif est d’accroître la durée d’emploi des travailleurs temporaires. Le FSPI a déjà financé au total 110 000 formations au profit de quelque 90 000 personnes. En outre, l’objectif d’augmentation de la durée d’emploi initialement fixé par l’accord à 5 % est pulvérisé :l’accroissement était de 15 % en 2016, après + 5,9 % en 2015.