Sécurité Protection : bras de fer entre la direction et la CGT

Le motif invoqué par la société Sécurité Protection (1200 salariés) ne convainc pas l’inspection du travail. Pour la deuxième fois, elle s’oppose au licenciement de Karim Harchaoui, délégué syndical central CGT, première organisation syndicale de l’entreprise depuis les dernières élections professionnelles datant de novembre 2019 avec un peu plus de 37 % des voix. Le représentant syndical, rétrogradé et mis à pied à titre conservatoire depuis cinq mois, et donc sans salaire, va introduire un référé pour recouvrer ses droits.

 

Le conflit ne serait pas sans lien avec la gestion antérieure des ressources du comité d’entreprise, à en croire la CGT de l’entreprise, soutenue par la CFTC (68 % des voix en cumul). La fédération CGT du commerce et des services voit dans ces démarches disciplinaires la volonté de « museler les représentants du personnel et de à les déstabiliser ». Elle n’hésite pas à parler de répression syndicale ». Indépendamment du référé, elle compte également saisir la justice.