Sociétés cotées : dans le secret des conseils d’administration

L’Institut français des administrateurs (IFA) et Ethics & Boards, observatoire international de la gouvernance des sociétés cotées, mettent en place un baromètre de la composition des conseils d’administration. Il couvre le SBF120, soit les 120 premières capitalisations boursières de la place de Paris. Sa première édition, publiée le 22 février, est riche d’enseignements.

Au profit de la loi Copé-Zimmermann, les femmes prennent du galon, dans les conseils d’administration. Elles comptent pour 38,4 % dans les cénacles. Elles sont au nombre de 574, dont 110 ont été nommées en 2016. L’effectif féminin s’est renforcé de 177 têtes, par rapport à 2014. Et mixité rime avec rajeunissement, les administratrices sont relativement plus jeunes que leurs homologues masculins, elles sont âgées de 55,3 ans en moyenne, contre 60,9 ans. En revanche, elles ont presque deux fois moins d’expérience dans la fonction. Elles sont aussi plus souvent indépendantes.

 

Les salariés occupent une place à part au sein des conseils. Leurs représentants désignés représentent 5,5 % des effectifs d’administrateurs, auxquels il faut ajouter 1,9 % au titre de l’actionnariat salarié.  Hommes ou femmes, les administrateurs nommés en 2016 l’ont été d’abord parmi les professionnels de la finance, avant les secteurs technologiques, et les médias, l’industrie et la haute fonction publique.  Les fonctions ressources humaines et RSE sont en queue de peloton (2,2 % des recrutements).

 

Malgré les fantasmes que nourrit le job (cf Nicolas Sarkozy chez Accor), être administrateur procure un avantage financier appréciable, mais pas excessif. Au titre de l’exercice 2015, la moyenne des jetons versés oscillait entre 19 000 € et 28 000 € nets. Les limites inférieures et supérieures tant respectivement de 15 000 € et 60 000 €.