Sondage : les préoccupations des PME, selon AXA

AXA Entreprises, qui accompagne 1 PME sur 3 en France, a sondé les dirigeants de TPE, PME et ETI pour appréhender et comprendre leurs préoccupations. Réalisée par Ipsos auprès de 500 chefs d’entreprises de 10 à 500 salariés, la 1ère édition de ce baromètre débouche sur quelques surprenantes conclusions

 

On ne sera pas surpris d’apprendre que 93% des chefs d’entreprise estiment que leur statut est insuffisamment valorisé. Les patrons de PME devraient être plus valorisés dans la société, compte tenu de leur rôle vis-à-vis de l’emploi ». De même, ils sont 92% à estimer qu’« on parle beaucoup des grandes entreprises mais que les PME sont souvent oubliées ». Pas surprenant non plus, que 90%, jugent le poids de la fiscalité et la complexité de la réglementation trop lourds Avant même les difficultés liées à l’activité – trésorerie, impayés, concurrence, nouvelles technologies – la fiscalité est pointée comme la difficulté majeure en raison de son poids pour 92% d’entre eux, de l’incertitude qui la caractérise pour 90% et de sa complexité pour 85%. À celle-ci s’ajoute celle de la réglementation pour 9 patrons sur 10. Le manque de visibilité dans ce domaine et, plus largement, sur la situation économique, pèse tout particulièrement.

En revanche, il est troublant de constater, en pleine explosion du chômage, que 73% considèrent qu’il est difficile de recruter. La difficulté à recruter est considérée par 73% des chefs d’entreprise comme très importante ou importante, notamment en raison du manque de main d’oeuvre qualifiée (66%). Le turnover des employés est également un souci pour 41% d’entre eux alors que 78% se sentent concernés par le nouveau rapport des jeunes au travail et 69% par le bien-être des salariés et la lutte contre le stress au travail. En outre, Un fort sentiment de vulnérabilité émerge, dans un contexte de judiciarisation croissante de la société Interrogés sur les risques qui les préoccupent, les dirigeants mettent en tête, parmi 16 menaces identifiées, 2 points qui relèvent d’une « judiciarisation croissante de la société » : 8 dirigeants sur 10 se déclarent préoccupés (et même « très préoccupés » pour 3 sur 10) par une possible mise en cause de leur responsabilité civile et pénale. Et le risque de procédure prud’homale préoccupe les deux tiers des chefs d’entreprise interrogés.

 

Dans ce contexte, l’assouplissement du temps de travail ou des règles régissant les contrats sont au 1er rang des attentes. Ainsi, plus de 8 dirigeants sur 10 souhaitent une amélioration du statut fiscal des heures supplémentaires, une révision de la durée du travail et un assouplissement des CDD. De même, 2 sur 3 voudraient voir assouplies les obligations liées aux changements de seuils. Pour mieux recruter et plus vite, 76% préconisent que les formations initiales soient plus opérationnelles.

Au-delà des préoccupations économiques, des préoccupations plus nouvelles émergent : risque d’image, crise médiatique, cyber risques…61% des chefs d’entreprise se disent préoccupés par la gestion de l’image et de la réputation de leur entreprise véhiculées par Internet et un sur deux par le risque de crise médiatique.

Dans un environnement peu favorable à l’entrepreneuriat, les chefs d’entreprise sont pourtant positifs sur la situation de leur propre entreprise: 58% estiment qu’elle se porte bien ou très bien, seuls 9% jugeant au contraire qu’elle va mal. De même, leur vision de l’avenir est plutôt positive, puisqu’un quart des chefs d’entreprise pensent que leur entreprise va connaître une croissance et seuls 6% que leur activité risque de se dégrader.

 Confirmation que les chefs d’entreprise gardent une certaine confiance : seulement 8% déconseilleraient à une personne tentée par la création d’entreprise de se lancer dans cette aventure.