Sortie de galère : les chômeurs retrouvent des emplois de meilleure qualité en île-de- France

Les chômeurs franciliens sont en général plus qualifiés. Ils ne se remettent pas plus vite en selle que dans les autres régions, mais dénichent des emplois de meilleure facture, selon une étude de l’Insee.

À première vue, les chômeurs franciliens ne sont pas mieux lotis que leurs homologues des autres régions.  Deux ans après leur inscription à Pôle emploi, 19 % d’entre ont un job, soit une proportion comparable au niveau national.  Derrière ce premier constat se cache une nuance que souligne l’Insee : « Une partie des demandeurs d’emploi, sortis des listes pour absence au contrôle ou radiation administrative, situations plus fréquentes en Ile-de-France, ont en réalité retrouvé un travail, mais ne l’ont pas signalé ».

 

Dans la région, si l’on en juge par les données du dernier recensement, les demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en moyenne sont plus diplômés et plus qualifiés que leurs homologues des autres localités de l’Hexagone. Ici aussi, le taux de retour à l’emploi a diminué avec la crise de 2008, mais moins que dans le reste du pays. Résultat, le retour à l’emploi est durable, c’est-à-dire non suivi d’une réinscription dans les six mois qui suivent la sortie des listes, dans 94 % des cas, contre 89 % en moyenne nationale.

 

Pour autant, le taux de retour à l’emploi durable diffère sensiblement d’une zone d’emploi à l’autre au sein de la région, souligne l’institut. Le ratio dépasse 20 % à Houdan, Plaisir et Rambouillet (78), Saclay (91)et Coulommiers (77). Mais il reste en deçà de 15 % à Roissy (95).