Souffrance au travail : A Paris, des rencontres mensuelles autour de spécialistes de premier plan

Le club Café Théma crée, en partenariat l’association Diffusion des connaissances sur le travail humain (DCTH) de Marie Pezé, un cycle de rencontres destinées à partager des idées et expériences, autour de spécialistes de la santé au travail.

Ces rencontres mensuelles avec des spécialistes de la santé au travail ont commencé le mois dernier , avec une discussion générique sur la souffrance au travail. Elles se poursuivront à un rythme mensuel jusqu’en juin 2018. La prochaine session, prévue le 19 octobre, et animée par Marie Pezé, aura pour thème le burn-out avec une première discussion sur le thème du burn-out. Docteur en Psychologie, psychanalyste, Marie Pezé a créé la première consultation Souffrance et travail en 1997 au Centre d’accueil et de soins hospitaliers de Nanterre (92). Il en existe désormais 35. Elle est aussi à l’origine de la création du réseau et du site souffrance.et.travail.com.

 

Trois autres séances sont d’ores et déjà prévues, dont l’une, le 11 octobre, portera sur  le thème «Souffrance au travail : se défendre dans l’entreprise, présenter son dossier aux juges, comment faire ?», animée par l’avocate Rachel Saada spécialiste en droit social. Le 16 novembre, ce sera au tour de d’une autre avocate spécialisée, Maude Beckers, en tandem avec Marilyn Baldeck, issue de l’Association contre les violences faites aux femmes au travail, d’aborder un autre sujet délicat : « Harcèlement sexuel au travail : de quoi on parle ? Comment se défendre ? » Et le 6 décembre, Marie-France Hirigoyen, médecin psychiatre, psychanalyste, référence en matière de harcèlement moral, interviendra et répondra à la question : «Que dire sur le harcèlement moral en 2017 ?».

 

Ces problèmes restent d’une douloureuse actualité. « Malgré la prise de conscience depuis le choc des 35 suicides au sein de l’ex-France Télécoms, les salariés français malades du travail sont de plus en plus nombreux. Le phénomène ne fait que s’amplifier. Il y a urgence à agir », estiment les organisateurs.