Souffrance au travail : dans quatre cas sur dix, la tension naît de l’épuisement professionnel

Pros Consulte, plateforme de prise en charge du stress au travail et de gestion des risques psychosociaux, se dote d’un baromètre annuel sur la souffrance au travail. La première édition, riche d’enseignements,  vient de paraître. 

L’étude indique que 75,9 % des appels reçus l’an dernier proviennent. Tous genres confondus, les métiers les plus concernés par le stress professionnel sont les techniciens et les agents de maîtrise (58 %), devant les cadres (32 %). Pros Consulte note toutefois une augmentation des sollicitations téléphoniques venant de managers. Elles sont en hausse 3 points par rapport à 2016). Autre indication : la moyenne d’âge des appelants s’établit à 45,7 ans.

 

Selon le baromètre, l’organisation du travail (40 %) et les conflits (37 %) sont les deux principaux facteurs de stress au travail. Ils sont en hausse, de 1 et 7 points, respectivement, par rapport à 2016. En matière d’organisation du travail, si l’anxiété de la reprise du travail, l’isolement et la recherche de conseil en management baissent légèrement, l’épuisement professionnel (+7,1 points), les problèmes de santé (+4 points) et le traumatisme professionnel (+1 point) connaissent une forte hausse, peut-on lire dans le document.

 

Les conflits sont également une source fréquente. Ainsi les conflits avec la hiérarchie génèrent 21 % des appels (en hausse de 4 points par rapport à 2016), tandis que les affrontements entre collègues génèrent 10 % des appels. Pros Consulte observe qu’après plusieurs années de hausse, les agressions et incivilités tendent à diminuer en 2017 (-3 points), une baisse qu’il reste à confirmer en 2018, souligne la plateforme.

 

Dans un autre registre, le manque de reconnaissance (7,4 % en 2017) et le poids du professionnel sur la vie privée (5,7 %) impactent également la qualité de vie au travail. Signe des temps et de l’exigence accrue en milieu professionnel, l’ensemble des appels gérés par la plateforme émane de personnes en souffrance qui ont besoin d’écoute et d’accompagnement. « Ce sont ainsi plus 6 personnes sur 10 qui sont orientées par les psychologues vers des praticiens : médecins généralistes, psychologues en face à face, psychiatres, médecins du travail, DRH, représentants du personnel, associations d’aide aux victimes, centres médico-psychologiques, à l’issue de leur appel ».