Sous-occupé, un établissement francilien pour personnes âgées ferme ses portes

La Ville de Paris annonce la fermeture de l’EHPAD Cèdre bleu, situé à Sarcelles, en raison des importantes difficultés d’exploitation qui résultent de sa sous-occupation chronique. Les résidents et les salariés se verront proposer des places dans d’autres.

 

L’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) Cèdre bleu, situé à Sarcelles (95), propriété du Centre d’action sociale de la Ville de Paris (CASVP), sera fermé à compter de novembre prochain. Les agents bénéficieront d’un accompagnement personnalisé, en vue de leur intégration dans d’autres EHPAD ou établissements du CASVP. Chaque résident se verra proposer une place dans un autre site.

 

Le Cèdre bleu connaît depuis plusieurs années des difficultés d’exploitation liées à la sous-occupation chronique. D’une capacité initiale de 285 places, il n’accueille que 162 résidents. Cette situation s’explique par son éloignement de la capitale. Ce qui le rend peu attractif pour les Parisiens âgés et leurs familles.

 

En outre, l’EHPAD Cèdre Bleu est confronté à des coûts d’exploitation importants. Pour répondre aux nouvelles normes de confort en vigueur dans ce type d’établissement, il nécessiterait une restructuration globale d’un montant incompatible avec un contexte budgétaire contraint pour les collectivités locales.

 

La Ville de Paris et le Conseil régional du Val d’Oise relativisent l problème. Après l’inauguration en 2013 d’un nouvel EHPAD dans le 13e arrondissement, la Ville est sur le point d’ouvrir deux établissements supplémentaires, dans les 14e et 15e arrondissements. À ces créations s’ajoutent les restructurations de deux EPHAD, l’un qui vient de rouvrir dans le 15e et l’autre, dont les travaux seront terminés en 2018, dans le 20e arrondissement, dit la première. De son côté, le département du Val d’Oise assure qu’elle dispose d’une offre d’accueil pour les personnes âgées. Le taux d’équipement du département, 100 lits pour 1000 habitants, est supérieur à la moyenne francilienne de 76 pour 1.000 argumentent les élus.