Stress au travail : la France se situe dans la moyenne européenne

Neuf salariés européens sur dix sont exposés à un stress excessif, et 44 % déclarent que le stress est un élément constant de leur quotidien professionnel, selon l’enquête que publie ADP, fournisseur mondial de solutions RH.

 

C’est dur, mais on s’y habitue. 44% des salariés européens se sentent  » souvent  » ou  » très souvent  » stressés. En France, le ratio est inférieur ( 25%). Mais les intéressés s’y adaptent. Seuls 5% des actifs envisagent de quitter leur emploi en raison de risques psychosociaux. L’étude constate qu’au niveau européen, les employeurs ne parviennent pas à aider leurs collaborateurs à faire face. Parmi ces derniers, un quart assure que son entreprise ne l’épaule pas et n’est même pas conscient du degré de stress subi. En France, c’est un tiers des employés qui rester seul face aux difficultés psychiques.

 

Les niveaux de stress varient grandement en Europe, souligne ADP. Les salariés polonais sont ceux qui sont le plus souvent soumis au stress tandis que les collaborateurs néerlandais sont les moins tendus. La France se situe dans la moyenne, à égalité avec l’Italie. Le stress étant plus présent en Allemagne, et légèrement moins ressenti au Royaume-Uni. 

 

Pour Eddy Corcos, directeur de l’activité Human Capital Management d’ADP France, « un certain niveau de stress est une partie inhérente de nombre de fonctions et cela peut avoir un effet positif de rendre l’activité plus dynamique. Néanmoins un stress excessif et fréquent constitue la plus grande des menaces pour les collaborateurs car il affecte le moral de ces derniers, ainsi que la productivité et l’efficacité. Les entreprises devraient par conséquent rester vigilantes sur le ressenti de leurs collaborateurs et s’assurer de leur bien-être au travail ».

 

 

Dans ce contexte, les travailleurs européens souhaitent s’éloigner des traditionnels horaires de bureau (9h-17h). Environ 34 % d’entre eux, (36% en France aimeraient un mélange entre horaires flexibles et plages fixes, tandis qu’un autre tiers (33%) opterait pour une organisation du travail entièrement flexible. « Au cours de ces dernières années, nous avons assisté à un changement radical d’attitude des salariés vis-à-vis de l’équilibre entre travail et vie personnelle ainsi que de la qualité de vie. Les employeurs doivent s’assurer qu’ils sont en mesure de répondre à ces demandes et qu’ils disposent de l’assistance et des technologies nécessaires pour rendre ces changements possibles », analyse Eddy Corcos.