Dans un contexte de légère baisse du chômage, FO insiste sur la défense des droits

En France métropolitaine, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A baisse sur trois mois de 0,7 % (–24 900). Ce nombre recule de 0,3 % sur un mois (–10 900) et de 1,0 %sur un an. Sur trois mois, le nombre de personnes exerçant une activité réduite courte (78 heures ou moins dans le mois, catégorie B) augmente de 2,5 % (+0,6 % sur un mois) et celui des personnes en activité réduite longue (plus de 78 heures dans le mois, catégorie C) s’accroît de 5,2 % (+0,6 % sur un mois). Au total, le nombre de demandeurs d’emploi en catégories A, B, C augmente sur trois mois de 1,1 % (+58 800). Ce nombre reste stable sur un mois (+1 800) et progresse de 2,2 % sur un an.

 

« La légère baisse des chiffres du chômage doit nous pousser à mener une véritable réforme de notre marché du travail. Notamment en donnant la possibilité de négocier à toutes les entreprises, quelle que soit leur taille », commente le président du Medef, Pierre Gattaz. A l’inverse, la CGT estime que « les conditions de vie de ces salariés sont catastrophiques. Ils doivent justifier de leur précarité à tout moment pour tenter de trouver de quoi boucler les fins de mois ».

De son côté, Force ouvrière considère qu’il faut, dans ces conditions,  préserver les droits des salariés et des demandeurs d’emploi ainsi que le rôle des organisations syndicales de salariés. « Sécuriser le contrat de travail et le parcours professionnel des travailleurs doit être une priorité de l’exécutif. C’est forte de cette préoccupation que Force ouvrière abordera la concertation sur l’assurance chômage en septembre prochain », souligne le secrétaire général, Jean-Claude Mailly.