Suspension de la réforme de l’assurance chômage : les syndicats savourent

Les organisations syndicales ont bien défendu leurs arguments devant le Conseil d’État. La juge des référés a suspendu ce 22 juin les règles de calcul de l’aide au retour à l’emploi (ARE) censés être introduits par la laborieuse réforme de l’assurance chômage. Laquelle devait entrer en vigueur le 1er juillet.

 

La CFE-CGC « prend acte de cette décision qui s’inscrit dans la lignée du premier délibéré du Conseil d’État à l’égard de cette réforme et ne peut que se féliciter de cette décision » conforme à sa propre analyse. De son côté, la CGT voit dans cette décision « une véritable claque idéologique pour un gouvernement qui n’a eu de cesse de justifier sa réforme comme une  incitation à l’emploi durable en faisant croire que les travailleurs choisissait volontairement la précarité et qu’il conviendrait donc de baisser leur indemnisation chômage ». Réduire les droits des demandeurs d’emploi, a fortiori ceux, souvent celles, subissant les emplois précaires, ne résoudra en rien cette situation mais se limite à rechercher des économies sur les demandeurs d’emplois en s’exonérant de lutter contre les contrats courts, dit Force Ouvrière. Le syndicat tient à rappeler que le système de bonus-malus   que défendent b les organisations représentatives des salariés, permettrait à la fois de combattre les abus de contrats courts et de réduire les dépenses qu’ils induisent pour l’assurance chômage.