Time Explorer : un serious game pour lutter contre l’illettrisme

L’Opca Transports a confié à Cegos la mission de concevoir un serious game, destiné à lutter contre l’illettrisme, cofinancé par l’Etat et la région Aquitaine. Résultat, Time Explorer, un jeu d’aventure.

 Dans Time Explorer, l’apprenant est plongé dans un monde futuriste, en 3D. Il incarne un personnage de notre époque projeté en l’an 2222 suite à un dysfonctionnement de toutes les technologies qu’il doit solutionner pour pouvoir rentrer chez lui, notamment en aidant d’autres personnages.

 En 2h, plusieurs thématiques fondamentales intégrées au jeu sont abordées, tels que la lecture et la compréhension, les règles d’écriture, les grandeurs et mesures, les calculs arithmétiques et le raisonnement logique.

Les experts de Cegos ont imaginé, scénarisé et développé une modalité pédagogique unique sur le marché de la formation. Time Explorer s’adresse aux 17 000 entreprises adhérentes de l’Opca-Transports , soit une cible potentielle de  250 000 personnes. Cette population, moyennement à faiblement qualifiée, ne dispose pas toujours des connaissances de base (lecture, écriture, calcul) pour être autonome dans la vie courante et professionnelle.

 Pour Cegos, l’enjeu majeur consistait à concevoir une solution de formation qui soit motivante et valorisante pour les salariés. Annick Allégret, membre du directoire du groupe Cegos en charge de l’activité conseil et formation en entreprises pour la France, précise : «  Dans le cas précis de la lutte contre l’illettrisme, la pédagogie inversée nous est apparue comme un gage de succès, puisque le participant devient sachant et se trouve immédiatement valorisé.». Pour le commanditaire, « les employeurs ne savent pas toujours comment aborder le sujet de l’illettrisme avec leurs collaborateurs. En plaçant la personne au centre du dispositif, nous prouvons que de nouvelles manières de lutter contre l’illettrisme sont possibles dans l’entreprise, sans misérabilisme ni victimisation. »

 D’après l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI), l’inaptitude à lire concerne 2,5 millions de personnes en France. Plus de la moitié d’entre elles ont un emploi.