Towers Watson: les budgets d’augmentation salariale sont supérieurs à l’inflation

Selon la dernière enquête annuelle du cabinet de conseil Towers Watson, en France, le taux prévisionnel d’augmentation salariale des grandes entreprises, tous secteurs confondus est de 2,5 %. L’inflation étant estimée entre 0,8 et 1 % pour 2016, le pouvoir d’achat des salariés de ces entreprises augmentera de 1,5 % l’an prochain.

L’enquête 2015 Salary Budget Planning Report révèle que dans tous les pays observés, les budgets d’augmentation salariale des grandes entreprises à travers le monde augmentent davantage que le PIB et l’ inflation. En Europe, le Royaume-Uni et l’Allemagne annoncent les plus fortes augmentations, à hauteur de 3 %. Tandis que les hausses les plus modérées sont prévues en Espagne ( 2,2 %) et au Portugal ou en Grèce ( 2 %).

 

Comme l’an dernier, la France se situe à mi-chemin avec 2,5 % . « Le chômage des cadres est en baisse pour s’établir entre 4 et 6 %. Dès lors, on attend des budgets d’augmentation salariale supérieurs à ce que le contexte économique dégradé pouvait laisser prévoir », analyse Jean-Vincent Ichard, responsable du département enquêtes de rémunération chez Towers Watson.

 

Dans l’Hexagone, seuls quelques métiers requérant une expertise pointue ou nouvelle (notamment les  métiers du big data et de la sécurité numérique) peuvent prétendre à des augmentations plus significatives du fait de la tension sur le marché du travail. Pour Marie Pussier, responsable de l’activité rémunération, « la différenciation reste un exercice difficile pour les entreprises, il est plus facile de donner une augmentation à tous ou à tour de rôle que de porter une politique de différenciation qui exige de fonder ses décisions sur des données mesurables et appréciables et donc de savoir comment mesurer la performance et la contribution et former les managers à expliquer leurs décisions aux collaborateurs ».

 

Une minorité d’employeurs (3%) a décidé d’allouer tout le budget d’augmentation aux seuls top-performers. Le ratio est de 5 % en Belgique, et 2% en Allemagne. Enfin, seuls 15 % des sociétés françaises optent pour une augmentation générale indifférenciée. Ce ratio est de 16 % en Allemagne et en Espagne, contre 14 % au Royaume-Uni et 13 % en Belgique.