Transformation digitale : le management pas tout à fait en phase avec les attentes des collaborateurs

Une étude de Cesi Entreprises, réalisée en collaboration avec L’Usine Nouvelle montre que les salariés se sentent inégalement accompagnés pour faire face aux enjeux de la transformation digitale. On en retient trois principaux enseignements.

1-La numérisation ne fait pas peur, bien au contraire

 Malgré une charge de travail perçue comme plus importante, près de 8 répondants sur 10 voient la transformation digitale comme une opportunité (78 %) car elle permet d’accéder à une profusion d’informations en temps réel. 69 % des répondants voient dans la transformation digitale un moyen de favoriser les échanges entre les différents services de l’entreprise.  Toutefois, un actif sur cinq considère que c’est une source de stress. C’est particulièrement prononcé chez les collaborateurs de très grands groupes. En outre, 47 % des actifs et 44 % des managers considèrent que le digital augmente leur charge de travail.

 

2-Les formations sont insuffisantes

Les formations sont encore insuffisamment développées dans les entreprises. Bon nombre de salariés recourent à leurs propres moyens, en s’appuyant sur leur entourage, des blogs et sites spécialisés ou en puisant dans les moocs. Ainsi, 85 % des personnes des personnes interrogées déclarent suivre une formation sur les enjeux du numérique, mais la moitié d’entre eux ont pour mentor un membre de leur entourage. Couramment, stage d’entreprise et autoformation se complètent.

 

3-Les managers ne jouent pas encore leur rôle

Autre constat : les managers ne jouent pas leur rôle. Seul un actif sur 5 pense que son manager joue un rôle moteur en ce sens. Pire, plus de la moitié des encadrants interrogés n’ont pas su décrire la formation qui leur permettrait de se préparer aux enjeux du numérique. « Ayant des difficultés à exprimer leurs propres attentes, on comprend que les managers ne soient pas encore prêts à répondre à celles de leurs collaborateurs », analyse l’étude.

 

(Sondage réalisé par internet du 3 juillet au 27 août auprès d’un échantillon de 203 actifs, encadrants et non encadrants)