Transport routier : les employeurs réclament une concertation européenne

A l’occasion des discussions autour de la loi Macron, un amendement gouvernemental a été adopté ce week-end visant l’application des règles du détachement dans le transport routier de marchandises. Il a pour objectif l’application du SMIC français lors des opérations de cabotage et de transport international. Ce qui reste insatisfaisant pour le patronat du transport routier.

 

Cette mesure  attendue par les employeurs,  protège du dumping social. Elle complète la démarche de l’Allemagne qui impose, depuis le 1er janvier 2015, l’application du Smic allemand à tous les conducteurs routiers lors des opérations de transport international et de cabotage.

 

Mais selon le patronat du transport, c’est insuffisant. « Pour les modalités pratiques, la loi renvoie aux textes réglementaires. Beaucoup de questions, notamment juridiques et opérationnelles, restent en suspens », analysent dans un texte commun la FNTR, TLF et l’Unostra. Ces organisations réclament « une démarche européenne ayant pour objectif de redéfinir les règles du cabotage par la restriction du cabotage dans la durée et en nombre d’opérations ». Elles demandent aux autorités d’ouvrir rapidement « une réflexion sur un régime du travailleur hautement mobile ».