Travail de nuit sur les Champs Elysées : les contreparties qui ont fait la différence

Si les salariés se sont prononcés aussi massivement en faveur du travail de nuit, chez Sephora comme Marionnaud, c’est en raison des contreparties substantielles concédées par les employeurs . Les accords, similaires, soumis à référendum ont été approuvés à plus de 95 % du côté de Sephora contre 91 % pour Marionnaud. Ils prévoient notamment une rémunération double pour les heures travaillées entre 21h et minuit. Non seulement le volontariat sera de mise, mais il sera réversible dans des conditions non pénalisantes pour les intéressés. Les coûts de transport travail-domicile des personnes effectuant des vacations nocturnes seront pris en charge, de même que les frais de garde d’enfant s’il y a lieu. Ces dispositions concernent aussi bien le personnel directement employé que les démonstrateurs rémunérés par les sous-traitants. Par ailleurs, les employeurs s’engagent sur le maintien des emplois et promettent de faire un effort pour la sécurisation des parcours professionnels.

Reste à voir si les accords s’appliqueront à la lettre et si l’enthousiasme manifesté à l’occasion du référendum se traduira par un ratio de volontaires suffisant pour assurer les ouvertures. La CFDT « appelle tous les observateurs à respecter l’expression de la démocratie sociale dans ces deux entreprises et le droit des salariés à se prononcer sur ce qui constitue leur quotidien au travail »