Travail dominical : la CFDT de l’hôtellerie-restauration met le pied dans le plat

Les cédétistes réclament l’application intégrale de la loi Macron à ce secteur qui l’a largement devancée.Du fait même de l’activité, il bénéficiait déjà d’une dérogation permanente.   Mais à la différence des autres salariés, les employés des hôtels et des restaurants n’empochent pas de compensation spécifique. Une iniquité, selon la CFDT. « Pourquoi ces différences de traitement, pourquoi autant d’exceptions ? » interroge le syndicat. La question concerne 900 000 salariés.

 

Pour la CFDT, les intéressés aspirent à  davantage der repos compensateur (durée de travail à 39 heures) ou à de meilleures rémunérations. ». Il ne s’agit pas de revendiquer une restriction des ouvertures dominicales dans le secteur, mais d’obtenir des contreparties servant de garantie sociale », insiste l’organisation qui croit savoir que « tel était l’esprit «  de la lopi. Emmanuel Macron n’est plus à Bercy pour en attester.

 

A l’appui de sa revendication, la CFDT souligne que l’hôtellerie-restauration pâtit d’un déficit d’image à cause des conditions de travail difficiles et des contraintes liées à l’organisation et au temps de travail (travail le dimanche et jours fériés, régime de 39 heures hebdomadaires, sans parler de la grande amplitude  journalière.

 

Le taux de TVA réduit dont bénéficie la branche aurait dû être accompagné de contreparties salariales. Accordées dans un premier temps sous forme de prime conventionnelle, celles-ci ont été

depuis, supprimées.