Travail dominical : l’Unsa éreinte le projet de loi Macron

C’est clair et net : « pré-projet de loi Macron fait fausse route, au risque d’affaiblir la protection des salariés du commerce sans pour autant permettre les créations d’emplois dont notre pays aurait tant besoin », dit le syndicat.  

 

Au sujet du travail dominical, l’Unsa dit défendre deux principes. D’abord, dans l’intérêt général de la société comme dans celui des salariés, la règle doit rester celle du repos hebdomadaire le dimanche. 

Ensuite, « si, pour des motifs économiques valables ou des raisons d’intérêt général, des salariés doivent, par exception,  travailler le dimanche, alors des contreparties doivent leur être accordées’. or, souligne l’organisation, à l’aune de ces principes, le projet de loi Marcron fait fausse

 « Passer, hors de toute logique commerciale, de 5 à 12, le nombre de dimanches travaillés sur décision du maire, reviendrait à banaliser un peu plus et non faire exception. Exclure du bénéfice d’une majoration salariale tous les salariés des établissements de moins de 20, serait généraliser un travail dominical sans contrepartie, dès lors que près de huit salariés du commerce sur dix travaillent dans ce type d’établissement. Quant à la simplification des règles dans un secteur où, de l’avis de tous, leur empilement actuel les rendent illisibles, en rajouter de nouvelles et n’en retirer aucune ne participe pas de cet objectif ».

 Le syndicat ajoute qu’il est «  particulièrement singulier de voir apparaître, au détour d’un article, une modification de la loi de sécurisation de l’emploi ». Allusion à la modification du périmètre d’application des critères d’ordre des licenciements. Elle serait susceptible de « bouleverser tout l’équilibre des plans de sauvegarde de l’emploi au détriment des salariés ».