Travailleurs handicapés : l’insertion en entreprise adaptée, une option rentable pour la collectivité

Il est socialement et économiquement plus intéressant de soutenir l’emploi des travailleurs handicapés en entreprise adaptée que de compenser leur exclusion du marche de l’emploi par des subsides. une étude de KPMG le démontre.

Afin de mesurer ce qu’il appelle « retour sur investissement » des mesures sociales destinées à soutenir l’emploi de personnes handicapées, le cabinet KPMG a comparé les subventions nécessaires au coût des autres dispositifs tournés vers la simple aide de ceux qui restent sans emploi. Le calcul est simple. D’un côté, les recettes générées par la personne concernée lorsqu’elle est en emploi : impôts et taxes, charges sociales sur les salaires, TVA acquittée par l’entreprise, etc..De l’autre, les frais qu’il engendre du fait de son incapacité physique partielle : aide au poste, subvention spécifique, battement sur charges sociales aides au logement et dépenses de santé.

 

Sur la base des règles fiscales applicables en 2016,  KPMG a étudié quatre profils distincts pour des revenus variant de 17600€ annuel (smic) à 21120€ (smic+20%). Ils ont été comparés à quatre catégories de bénéficiaires d’allocations, sans emploi. Qu’ils perçoivent l’allocation adulte handicapé (AHH), l’allocation de retour à l’emploi (ARE), l’allocation spécifique (ASS) ou le revenu de solidarité active (RSA).

 

Résultat de cette opération vérité : En cas d’insertion professionnelle, le gain social théorique pour la collectivité est assuré. Il se situe en moyenne à 11 326€ pat tête. Et cela varie de 9433€ par an pour le smicard à 13754€ pour son homologue rémunérée au smic+20%. S’ils en doutaient encore, les pouvoirs publics savent à quoi s’en tenir.