Un poste dédié au dialogue social au sein de l’exécutif francilien

C’est une première. Béatrice de Lavalette, adjointe au maire de Suresnes (92), déléguée aux ressources humaines et dialogue social, est nommée vice-présidente de l’exécutif régional, chargée du dialogue social.

La région veut s’inspirer de la politique menée par la ville de Suresnes, avec un certain succès, et qui lui vaut d’être suivie par différents organismes nationaux et même internationaux, dont l’OIT. L’un des aspects les plus connus étant la reconnaissance du parcours syndical, pratiquée depuis 2009. Depuis, plus d’une quinzaine d’accords ont été conclus. De l’ouverture de la médiathèque le dimanche en novembre 2009 à l’expérimentation du télétravail (mai 2017), en passant par la mise en place du régime indemnitaire au mérite, à la hausse comme à la baisse (mai 2015) et l’instauration du chèque syndical (mars 2017).bien avant la loi travail.

 

 Valérie Pécresse dont le début de mandat avait été chahuté par les syndicats mécontents de la réduction des effectifs et du réaménagement des locaux entend « moderniser l’administration régionale en donnant toute sa place au dialogue social ».

 

 « Le dialogue social n’est pas un coût, mais un investissement pour l’avenir permettant la conclusion d’accords gagnant-gagnant dont les premiers bénéficiaires sont les habitants. Il n’est pas un frein, mais un levier d’optimisation de la performance publique, d’amélioration de la qualité du service public et de progrès social » considère Béatrice de Lavalette.