La Cour des comptes appelle à revoir les dispositifs d’insertion des jeunes

Les objectifs quantitatifs nuisent à l’efficacité des dispositifs d’insertion des jeunes. La sélectivité des publics en souffre, l’accompagnement et le suivi des bénéficiaires sont insuffisants, tandis que le contenu en formation reste limité.

Le rapport que vient de publier la cour des comptes sur les dispositifs d’insertion, dont notamment les contrats aidés est critique. Le document préconise d’accorder une moindre priorité aux contrats aidés. Motif : ils engendrent des effets d’aubaine dans le secteur privé comme dans le public. À la place, il serait plus judicieux de recourir davantage aux formes classiques d’alternance.
 

D’une façon générale, insiste la Cour des comptes, les dispositifs sont mis en place sans tenir compte des besoins et sans tirer les leçons des expériences antérieures. Les formules applicables sont pléthoriques. La coordination des différents acteurs laisse à désirer. Ce n’est pas tout le suivi des jeunes est insuffisant, de même que la prise en compte des résultats dans la définition des allocations de moyens. Les opérateurs ne sont pas soumis à une régulation de leurs financements en fonction des résultats de l’accompagnement qu’ils mettent en œuvre et des caractéristiques de leurs publics.
  

Les magistrats de la rue Cambon formulent 12 recommandations qui visent quatre principaux objectifs. Réduire la durée des contrats aidés, en particulier des emplois d’avenir ; faciliter la transition des contrats aidés vers des formations ; redéployer progressivement les crédits budgétaires des contrats aidés du secteur non marchand vers les dispositifs d’accompagnement les plus intensifs, comme la Garantie jeunes, la deuxième chance, ou les formations en alternance.