Un rapport du Haut conseil à l’égalité situe les vrais enjeux pour le gouvernement

 Le Haut conseil à l’égalité rend public ce 27 juillet son rapport intitulé « Investir dans l’organisation administrative et institutionnelle des Droits des femmes : première brique d’une véritable transition égalitaire ».

Ce rapport réalisé à la demande de la secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, est assorti de 42 recommandations pour « engager un réel tournant dans la lutte contre les inégalités ».  Les préconisations sont de quatre ordres.

 

Primo, le HCE, présidé par Danielle Bousquet (photo), préconise de renforcer les moyens humains et financiers des structures publiques qui agissent pour l’égalité entre les femmes et les hommes[1], pour démultiplier leur action.

 

Secundo, il demande aux pouvoirs publics de se concentrer sur la mise en œuvre et le contrôle de l’application des lois et des politiques publiques, en planifiant l’action et en prévoyant des points d’étape trimestriels en conseil des ministres.

 

Tertio, le gouvernement devrait faire de l’égalité entre les femmes et les hommes un réflexe des décideurs publics. Et l’exemple doit venir d’en haut, en commençant par le gouvernement, les cabinets ministériels, les directions des administrations centrales. Les services d’inspection ministériels et interministériels, les équipes préfectorales, de même que la future élite en formation à l’ENA et dans les autres grandes écoles menant à la haute administration doivent être aussi sensibilisés.

 

Quarto, fixer des objectifs ambitieux assortis de financements adaptés et d’indicateurs de suivi chiffrés, afin que l’égalité, décrétée grande cause nationale ne reste pas un simple concept.