Un salarié français sur deux prêt à quitter l’Hexagone pour exercer le job de ses rêves

 Un salarié français sur deux est prêt à quitter l’Hexagone ménager à l’étranger pour y occuper l’emploi qui lui plaît, selon la dernière étude Randstad Workmonitor .Menée dans 34 pays en janvier 2016, l’enquête a interrogé en France un panel de 1 000 employés âgés de 18 à 65 ans. Il en ressort que 18 % quitteraient la France sans hésiter pour l’emploi de leur rêve tandis qu’un tiers (32 %) le ferait « volontiers ».

 

Selon des données officielles, les Français sont de plus en plus nombreux à s’installer à l’étranger. Le registre des Français établis hors de France, tenu par le Quai d’Orsay, évaluait ainsi à 1,7 million le nombre d’expatriés français en 2015, en hausse de 2 % sur un an, et de 4,14 % en deux ans. Selon une étude de l’Insee sur les flux migratoires en France, le nombre de Français partis à l’étranger entre 2006 et 2013 a même augmenté de 5,2 % par an en moyenne sur cette période.

 

Les seuls pays de l’UE affichant une majorité de salariés ouverte à l’idée d’un départ à l’étranger pour saisir une opportunité professionnelle sont, à l’exception du Royaume-Uni et de la Hongrie, des pays du sud de l’Europe éprouvés par la crise. Les salariés d’Espagne (65 %), d’Italie (61 %), de Grèce (57 %) et du Portugal (54 %) sont en majorité favorables à l’idée de partie à l’étranger pour y trouver l’emploi qui leur plairait.

 

A l’inverse, 60 % des Néerlandais et deux tiers (64 %) des Allemands n’envisageraient pas de quitter leur pays pour un travail attractif à l’étranger. Les plus attachés à leur terroir sont les Luxembourgeois (69 %). En plein débat sur l’avenir de l’Union européenne (UE), ces chiffres montrent l’étendue du chemin à parcourir pour parachever le Marché unique. Le peu d’engouement pour aller travailler à l’étranger que révèle l‘étude Randstad Workmonitor se retrouve par ailleurs dans les chiffres de la Commission européenne sur la mobilité des salariés. Seulement 3 % des salariés européens vivent et travaillent dans un autre État membre que le leur.