Un salarié français sur quatre prêt à s’expatrier, selon une enquête ADP

D’après l’étude The Workforce View in Europe, menée par ADP (Automatic Data Processing), auprès de 10 500 salariés européens, et publiée ce 30 janvier, un salarié français sur quatre envisagerait de partir à l’étranger dans les deux ans qui viennent. La tentation de l’expatriation reste vivace, mais baisse de 12 points par rapport à 2018.

 

Il existe une légère fracture entre les genres, avec 30 % des hommes déclarant réfléchir à un départ à l’étranger dans les deux ans, contre seulement 20 % des femmes. L’âge est également un facteur important : quatre personnes de moins de 35 ans sur dix (41 %) envisagent un déménagement à l’étranger au cours des deux prochaines années, contre seulement 15 % des plus de 45 ans.

 

Des salariés de certains secteurs sont tentés, comme les professionnels des technologies de l’information ceux du monde de l’art et de la culture. Dans ces filières, les intentions de départ s’élèvent à 46 % . À l’opposé, seuls 16 % des professionnels de la santé penseraient à partir à l’étranger.

 

Au niveau régional, c’est sans surprise en Île-de-France que les salariés sont les plus enclins à partir exercer à l’étranger (34 %) et ce sont ceux de l’Ouest (Bretagne), deux fois moins nombreux (18 %) qui se déclarent les moins intéressés par cette idée.

 

« Partir pour l’étranger n’est pas une décision facile à prendre. Les barrières sont multiples, qu’elles soient personnelles ou professionnelles : famille, amis, langue, formalités administratives. Nous constatons que cette option est de moins en moins envisagée : 55 % en 2017, 37 % en 2018, et plus que 25 % fin 2019. Ce recul est vraisemblablement dû à une progression du nombre d’emplois en France, des politiques de mobilité plus efficaces au sein des grandes entreprises, mais aussi au développement du télétravail et du travail à distance qui offrent plus de flexibilité quant aux lieux où l’on peut désormais travailler », analyse Carlos Fontelas de Carvalho, Président d’ADP en France et en Suisse (photo).