Un salarié sur deux est prêt à travailler plus pour sauver son emploi

Une enquête de Randstad Award confirme que la grande majorité des salariés travaillent bien plus de 35 heures par semaine. Près d’un sur deux serait même prêt à travailler davantage, temporairement, sans augmentation de salaire, si son entreprise connaît des difficultés.

 

Pour trois salariés sur quatre, le régime des 35 heures ne correspond pas à la réalité, confirme une étude de Randstad Award. On y apprend que 54 % des employés ont signé un contrat de travail stipulant qu’ils travailleront 35 heures par semaine. Seuls 28,4 % s’en  tiennent à ce volume horaire. « Plus d’une personne à temps plein sur deux (55,9 %) a une durée hebdomadaire de travail égale ou supérieure à 36 heures »,  précise l’étude pour laquelle 5 958 actifs occupés à temps plein âgés de 18 à 65 ans ont été interrogé . En comptant les heures supplémentaires, la part des employés œuvrant  36 heures ou plus par semaine monte à 71,9 %.

 

Par ailleurs, Randstad Award a sondé le panel sur son attitude en cas de dégradation de la conjoncture. Résultat : si leur employeur rencontrait des difficultés économiques, 48,3 % (près d’un sur deux ) accepteraient, temporairement, de travailler davantage sans hausse de salaire. C’est surprenant, vu le peu d’entrain des syndicats pour les accords de compétitivité ou de maintien dans l’emploi.

 

« Alors que les 35 heures sont devenues un point de fixation du débat économique en France, les uns mettent en avant les créations d’emploi et le meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle, les autres dénoncent leur coût financier et leur effet relatif sur l’emploi. Mais les 35 heures ont en réalité valeur de symbole pour les salariés étant donné qu’une très grande majorité d’entre eux travaille bien au-delà, en raison notamment des heures supplémentaires. De quoi alimenter la discussion sur leur seuil de déclenchement », commente François Béharel, président du groupe Randstad France.