Un salarié sur quatre dit subir une pression de son employeur pour revenir au bureau

Selon l’étude Workforce View 2020 réalisée par ADP auprès de 11 400 actifs dans six pays en mai dernier, 26 % des salariés déclarent ressentir une pression de la part de leur employeur pour revenir au bureau.

Dès le début de la crise, les salariés qui ont ressenti le plus de pression pour continuer à travailler au bureau ont été ceux de l’informatique et des télécoms (59 %), de la construction (58 %) et de l’immobilier (55 %). Aujourd’hui, ce sont les employés de l’immobilier (40 %), suivis de ceux des médias (34 %) et de l’industrie (31 %) qui déclarent subir le plus de pression pour ne pas poursuivre le télétravail et revenir sur leurs sites.

 

L’étude Workforce View 2020 permet de constater qu’en fonction de leur âge les collaborateurs n’ont pas été soumis à la même pression. Elle indique que 53 % des 18-34 ans se sont sentis obligés de venir travailler dans les locaux de leur entreprise dès le début de la crise contre seulement 21 % des plus de 55 ans. Aujourd’hui en phase de déconfinement, 34 % des plus jeunes éprouvent encore de la pression pour revenir au bureau contre seulement 13 % chez leurs aînés âgés de plus de 55 ans.

 

 La question du retour des salariés à leur poste de travail au sein de l’entreprise a occupé l’esprit d’une majorité des employeurs depuis le début de la crise sanitaire. Certaines entreprises, par essence, ne peuvent composer sans la présence de leurs travailleurs sur site. Pour autant, les salariés pour qui le télétravail est possible ont senti une pression pour retourner au bureau. Après ces mois de travail à domicile, il est vrai que la présence des salariés au bureau va devenir fondamentale pour retrouver une dynamique collective et pour collaborer de nouveau, éléments essentiels qui sont difficiles à réunir lorsque les échanges sont virtuels. Si la sécurité des collaborateurs doit rester la priorité essentielle des employeurs, il faut accompagner au mieux ce retour au bureau, notamment en prenant en compte les différents cas individuels et en répondant le plus clairement possible aux interrogations concernant le respect des règles de sécurité et d’hygiène » estime Carlos Fontelas De Carvalho, président d’ADP en France et en Suisse.