Un salarié sur trois estime que son salaire doit être renégocié tous les ans

Le cabinet de recrutement Robert Half a interrogé 1000 salariés sur leur rémunération et leur perception de son évolution. Sans surprise, une majorité s’estime sous-rémunérée. Parmi ces mécontents, près d’un tiers (26,3 %) considèrent que leur salaire n’est pas en adéquation avec leur niveau d’études, d’expertise ou d’ancienneté.  En outre, 11,7 % répondent que leur salaire actuel stagne depuis trop longtemps, tandis que 6,3 % sont persuadés qu’ils pourraient obtenir plus dans une autre entreprise. Seuls 21,4 % se déclarent satisfaits de leur paie.

 

Quel est le bon moment pour négocier avec son employeur une augmentation ? Près d’une personne interrogée sur trois souhaite renégocier tous les ans. Ils sont un peu moins nombreux, proportionnellement, à placer le curseur sur deux ans (27,7 %), et cela indépendamment de la performance individuelle ou de celle de l’entreprise. Réalistes ou conciliants, environ 15 % du panel envisagent une augmentation seulement après avoir terminé un projet avec succès.

 

« Ces chiffres sont révélateurs d’une tendance de fond :  les salariés ne sont plus prêts à tout accepter dans un marché favorable. Les entreprises doivent être à l’écoute de leurs équipes : entretiens annuels, auto-évaluations, transparence de la politique de rémunérations, primes sont autant de leviers pour établir une bonne relation et fidéliser les équipes. Enfin, il ne fait pas oublier que le bien-être dans l’entreprise n’est pas un critère négligeable et que le salaire ne fait pas tout », explique Laure Charbonneau, directrice associée Robert Half France.