Les syndicats de magistrats disent stop aux menaces voilées à l’encontre de la profession

L’union syndicale des magistrats (USM),  principal syndicat de magistrats de l’ordre judiciaire, « déplore que des enquêtes relatives à des infractions susceptibles d’avoir été commises par des responsables politiques donnent lieu, depuis plusieurs semaines, à des attaques d’une rare violence contre l’institution judiciaire ». L’USM perçoit même des « menaces à peine voilées et inédites de représailles à l’encontre des fonctionnaires en charge d’une des affaires concernées ».

Le syndicat  fait valoir que la notion de trêve judiciaire, qui justifierait une interruption des enquêtes pendant une campagne électorale, ne repose sur aucun fondement constitutionnel ou légal et créerait une inégalité entre les citoyens.

L’USM en profite pour faire avancer une de ses revendications : la réforme du statut pour l’élever au standard européen,  une évolution « à laquelle se refusent pourtant les parlementaires depuis des années».  

Le 27 février dernier, le Syndicat de la magistrature avait,  le premier, fait étét de « manœuvres de déstabilisation de la justice». Ironiquement, l’organisation avait fait la distinction entre «  la version polie qui  parle de  retenue  ou de  pause   et la formule outrancière qui recycle dans un discours plaqué, le  gouvernement des juges», les  cabales d’Etat» et fantasme les atteintes à la séparation des pouvoirs. ». le SDM avait martelé : «Ces attaques délétères contre la justice et la démocratie doivent cesser : il est grand temps que la retenue change de camp »