Un travailleur indépendant sur cinq a un fil à la patte

Une étude de la division emploi de l’Insee, signée Damien Babet, nous apprend que sur 3,1 millions d’indépendants, un sur cinq est économiquement dépendant d’une relation avec un client, une organisation en amont ou un intermédiaire.

Peut-on se dire indépendant lorsque l’on n’a pas le choix du contenu des tâches, des horaires et la liberté de fixer ses prix ? Un travailleur indépendant sur dix est lié par une dépendance à un client. Ceux-là sont plus nombreux à exercer dans les secteurs de l’information- et de la communication, les transports et les services aux entreprises.

 

Ce n’est pas le seul fil que les indépendants peuvent avoir à la patte. Certains sont liés par une « relation amont ». Leur proportion est estimée à  7 %. Dans un cas sur deux, ils agriculteurs et une fois sur cinq, commerçants. Ils sont plus souvent employeurs, en société, avec des associés ou insérés dans des réseaux. Moins diplômés, ils travaillent davantage que les autres. « Pour un quart d’entre eux, le manque d’influence sur leurs prix est la difficulté principale », précise l’étude.

 

Une autre catégorie d’indépendant a partie liée avec un intermédiaire (y compris d’une plateforme numérique). C’est le cas de 4 % des free-lances. Ceux-là sont plus présents dans les activités de  transport, de l’immobilier et de l’information-communication. En moyenne, ils travaillent moins que les autres et sont bien plus nombreux à souhaiter travailler davantage. Un sur cinq se déclare inscrit à Pôle emploi, ce qui reflète à la fois la volonté de changer d’emploi et une sortie récente du chômage pour certains d’entre eux.