Une campagne pour que la sieste au travail ne soit plus clandestine

Remplacer la pause-café par une courte sieste serait bénéfique au bien-être des collaborateurs et à la performance de l’entreprise. L’idée n’est pas nouvelle, la start-up britannique Eve Sleep la confronte à l’opinion des principaux intéressés, les employés.

 

La société Eve Sleep n’est pas totalement désintéressée, puisque son business, c’est précisément le design de matelas. Mais l’étude menée auprès des travailleurs français  a été confiée à OpinionWay, et les résultats sont sans appel. Environ 80 % des personnes interrogées ressentent de la fatigue au cours de leur journée de travail, façon occasionnelle. Seule une sur quatre déclare n’avoir jamais un coup de barre. En outre, trois sondés sur quatre sont persuadés que la baisse de régime même temporaire et épisodique a un impact négatif sur leur travail.

 

Pour la moitié du panel, la sieste au boulot serait le meilleur remède.  26 % des sondés disent d’ailleurs la pratiquer en cachette. La plupart des adeptes de la sieste clandestine ignorent ce qu’en penserait leur manager.

 

Il serait temps de lever le tabou, estime Charles Digby-Smith, Country Manager d’Eve Sleep France.  « A l’heure des classements Great Place to Work, où les engagements RSE et la culture d’entreprise deviennent indissociables de la performance de l’entreprise, et tandis que le management horizontal, et l’entreprise libérée progressent », il serait temps de changer les habitudes.

 

Il y a encore du chemin à faire : à peine 12 % des dirigeants sont ouvertement favorables à la sieste au travail, et 15 % des actifs y sont réfractaires. Les exemples étrangers (États-Unis, Chine, Espagne) ne font pas recette. Eve Sleep compte s’appuyer sur cette enquête OpinionWay pour la campagne « FrenchSieste » qu’elle lance jusqu’au 16 octobre.