Une charte pour soutenir les salariés délégués de parents d’élèves

Une charte proposée par l’Observatoire de la parentalité en entreprise et le ministère de l’Éducation nationale incite les employeurs à soutenir leurs salariés qui ont un mandat de délégué de parents d’élèves. De la maternelle au lycée, ils sont plus de 300 000, à exercer cette responsabilité qui ne va pas incidence sur la conciliation de leurs temps de vie.

Promue par l’Observatoire de l’équilibre des temps et de la parentalité en entreprise et le ministère de l’Éducation nationale, la charte du salarié parent-délégué a pour vocation de sensibiliser les employeurs aux besoins spécifiques de leurs salariés délégués dans les établissements scolaires. Elle encourage les DRH à mettre en place des actions concrètes pour aider cette catégorie de salariés à mieux équilibrer leurs temps de vie. Ils sont plus de 300 000, parmi les 17 millions de parents d’élèves, de la maternelle au lycée, à exercer un mandat.

 

Élus pour représenter les autres parents d’élèves, ils participent à diverses instances telles que les conseils d’écoles, les conseils d’administration, les conseils de classe ou encore les conseils académiques et départementaux de l’Éducation nationale. »Par leur engagement et le dialogue qu’ils instaurent, ils contribuent à la qualité de l’enseignement, pilier de la société de demain », estiment les porteurs de la charte. À la différence des représentants de salariés, ils n’ont ni heures de délégation ni facilité particulière pour accorder leur temps de travail avec ces responsabilités. Certains rencontrent des difficultés.

 

« Des entreprises pionnières en matière d’aide à la conciliation entre vies professionnelles et vie personnelle ont démontré qu’il est possible de développer un modèle associant bien-être des salariés et performance économique par le respect de règles simples telles que d’éviter les réunions tôt le matin ou tard le soir, ou encore l’aménagement et la souplesse des horaires de travail. C’est tout l’objet de la charte », est-il expliqué.

 

Le groupe Casino et Editis Éducation et Référence sont les premières entreprises à signer et à mettre en place cette charte. Ils ne demandent qu’à être imités.