Une enquête confirme l’efficacité du contrat de professionnalisation et son caractère tous publics

Le Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP) et la Dares publient les résultats d’une enquête menée conjointement depuis 2015 sur l’évolution du contrat de professionnalisation. Le document mesure la qualité du dispositif et sa capacité à insérer les bénéficiaires dans l’emploi. Il en confirme l’efficacité, en particulier pour les demandeurs d’emploi.

Ce n’est pas un hasard si le contrat de professionnalisation créé en 2004 et rénové en 2014 à l’initiative des partenaires sociaux progresse constamment. L’enquête de la FPSPP et de la Dares confirme la pertinence du lien entre alternance, insertion et formation tout au long de la vie. En 2016, le dispositif a connu une augmentation de plus de 5 %, soit 195 300 embauches. La prise en charge par des organismes collecteurs (Opca) s’élève à plus de 1,4 mrd €, le FPSPP s’impliquant de son côté dans 20 % des contrats. 

 

Et ça marche. Trois bénéficiaires sur quatre ont un job six mois après la fin de leur parcours. Mieux, une personne sur deux occupant un emploi durable (contrat de plus de 6 mois hors contrat aidé).Ces taux sont plus élevés que ceux des demandeurs d’emploi en général, à l’issue d’une formation. 93 % d’entre eux déclarent exercer le métier acquis lors de leur parcours de formation au sein de l’entreprise où ils sont restés après la fin de leur contrat, et 47 % de l’ensemble déclarent occuper un emploi de même niveau de qualification que lors de leur contrat.

 

L’étude montre aussi que le contrat de professionnalisation est, pour ainsi dire, « tous publics ». La répartition des bénéficiaires est quasi équivalente entre les personnes issues d’une formation initiale, les salariés sous contrat de travail et les demandeurs d’emploi ou inactifs. Si les candidats âgés de moins de 26 ans trustent encore sept contrats sur dix, la proportion d’adultes a doublé depuis 2011. Résultat : l’âge moyen à l’entrée augmente, s’établissant à 23 ans pour la moitié des bénéficiaires.

 

Les diplômes visés sont couramment de niveau bac et plus (76 %). Sachant que le pourcentage de contrat de professionnalisation visant un diplôme de l’enseignement supérieur est plus élevé chez les bénéficiaires précédemment en formation que chez ceux en recherche d’emploi. Et d’une façon générale, 80 % des bénéficiaires de contrat de professionnalisation ont obtenu une qualification en 2015 contre70 % en 2011.