Une étude constate que les rémunérations de la fonction RH sont inférieures au marché

Deloitte et l’ANDRH publient les résultats d’une étude conjointe sur les rémunérations individuelles dans la fonction RH. Ils s’appuient sur panel conséquent de 750 000 données salariales, dans près de 350 entreprises. Il en ressort que ce job est moins gratifié que le marché en général.

 

La fierté des DRH va en prendre un coup : à niveau de responsabilité égal, les rétributions des spécialistes des ressources humaines sont inférieures de 2 % au marché en général, si l’on ne tient compte que du salaire de base. L’écart se creuse en ce qui concerne la part variable, atteignant 15 %, voire à 25 % . Et cela ne risque pas de changer, malgré la substantielle augmentation décrochée en 2014 et qui s’élève à 2,9 % en moyenne.

Le document note que « dans une population RH largement féminisée, les écarts de rémunération persistent et ressortent à 4,5 % en moyenne, en défaveur du personnel féminin.

 

Des différences existent aussi entre généralistes et hyper spécialistes. Les derniers bénéficiant généralement de traitements plus élevés. Pour autant, les spécialistes ne sont pas logés à la même enseigne. Les chargés de recrutement sont moins bien gratifiés que les pros des rémunérations et avantages sociaux, lesquels bénéficient d’une surcote de 4 %. Ces décalages s’expliquent soit par l’ancienneté dans la fonction (18 ans dans la paie, contre 7 ans dans le recrutement), soit par la rareté des profils.