Une note de Fondapol dessine la formation professionnelle optimale de demain

Le think tank Fondapol qui se définit comme « libéral, progressiste et européen », vient de publier sous la plume d’Olivier Faron, administrateur général du Conservatoire national des arts et métiers (photo), une note sur les enjeux de la formation professionnelle. Son titre en dit long sur l’ambition de ce cercle de réflexion : « Former de plus en plus, former mieux. L’enjeu de la formation professionnelle ». Un défi à 31Mds, soit 1,5 % du PIB. Sachant que l’effort se répartit entre plusieurs contributeurs : les entreprises ( 45,3 %), la fonction publique (17,3 %), l’État (11,8 %), les Régions (14,3 %), Pôle emploi (6,7 %).

 

L’analyse insiste sur la nécessité de concilier les exigences et attentes des apprenants, des entreprises et des organismes de formation. Elle souligne aussi les nouvelles modalités de transmission des compétences, fortement impactées par le numérique. En outre, « la formation professionnelle de demain devra respecter des exigences de qualité, tout en réduisant les inégalités devant l’emploi ».

 

L’une des idées clés de la note réside dans l’utilisation de la formation professionnelle comme levier en vue de réduire les inégalités face à l’emploi. Fondapol recommande de mieux adapter l’offre de cursus à la demande de compétences, en s’appuyant sur les dispositifs de digitalisation. Lesquels représentent souvent des moyens d’aller vers une société plus inclusive » ? Il propose aussi d’ouvrir des formations « accessibles par des réseaux performants, avec la possibilité d’un maillage inventif de points de regroupements pour du présentiel adapté ». Cette formule constituerait une solution à la fracture géographique qui pénalise des populations isolées.

 

Le think tank présidé par Nicolas Bazire rêve d’un nouveau droit opposable, celui de pouvoir bénéficier de la formation professionnelle idoine sur le modèle du droit à l’orientation pour tous né de la loi de novembre 2009 sur l’orientation et la formation tout au long de la vie. La note conclut en définissant la formation de demain: celle qui proposera des contenus pour le présent, correspondant à la réalité d’un métier, mais donnera aussi des bases pour le futur, des contenus de nature prospective